Aubin sawadogo ki dit mieux
 

L'EMPEREUR DES MOSSIS

Être reçu par le Moogho Naba est un honneur rarement accordé à la population surtout aux éventuels touristes. Ce chef suprême vénéré de tous les Mossis a sous ses ordres 333 chefs ou nabas sur l'ensemble du territoire burkinabé. Sa cour est composée de nombreux pages et d'un Collège électoral de hauts dignitaires et ministres, dont le Ouidi Naba (Premier ministre et chef de la Cavalerie), le Larbé Naba (chargé de la Culture), le Tansoba et le Gounga Naba (chargés de la Défense) et le Kamsaonga Naba (chef des eunuques). Ils sont considérés comme des ministres coutumiers d'État.

Le roi du Tenkodogo (père coutumier du Moogho Naba de Ouagadougou) et ceux de Ouahigouya (Yatenga) et Boussouma sont les grands dignitaires du Moogho (Empire). En vertu des «grandes alliances», le Moogho Naba est par ailleurs le roi des Gourmanchés (Fada N'Gourma).
L'autorité morale du Moogho Naba ne fait l'objet d'aucune contestation. L'empereur reçoit même régulièrement les plus hautes personnalités de l'État burkinabé, en quête d'avis sur telle ou telle décision à prendre pour gouverner le pays. Mais quelle est, dans le régime démocratique actuel du Burkina Faso, l'étendue effective de son rôle politique? La question est restée pour moi sans réponse véritable.
La cérémonie coutumière du «Faux départ» est en tout cas révélatrice de la vénération dont fait l'objet l'empereur des Mossis. Celle-ci se déroule chaque vendredi matin. Le Moogho Naba sort de son palais à l'aube et se dirige vers son cheval richement caparaçonné. Aussitôt, les dignitaires de la cour, rassemblés sur l'esplanade du palais, manifestent haut et clair leurs lamentations. L'empereur se ravise alors, rentre dans son palais et en ressort, vêtu de blanc, sous les applaudissements de l'assistance.
Cette cérémonie rappelle un épisode de la vie d'un ancien Moogho Naba qui, suite au départ de l'une de ses épouses, entreprit aussitôt de partir à sa recherche. Au moment d'enfourcher sa monture, il apprit qu'une armée ennemie menaçait son royaume. Quelle décision lui fallait-il prendre? Sans tergiverser, il prit la direction des opérations militaires, laissant la fugueuse dulcinée à son nouveau destin.
Écouter la voix de l'amour ou celle du devoir? La sagesse, semble-t-il, est parfois confrontée au même dilemme cornélien, quelles que soient les frontières de nos humaines sociétés!














                                                           Aubin sawadogo

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Burkinabé, je suis fier de l'être
Fier de cette belle peau noir que j'ai
La patrie ou la mort, nous vaincrons
Si tu arrives à terme d'un voyage et que ton coeur bat, alors rebrousse chemin
Viens que je crache sur toi
Permet moi d'allumer ta pipe
 

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